Ce que veut dire indigène
Un arbre indigène pousse naturellement dans une région, sans que l’homme l’y ait introduit. Au fil des millénaires, il s’est adapté au sol local, aux hivers froids et aux étés courts, et les insectes, les oiseaux et les champignons de la région vivent avec lui. Plantez un arbre indigène, et vous leur offrez à tous un abri.
L’épicéa commun : la charpente
Le grand conifère sombre et toujours vert de la forêt du Nord atteint 30 à 50 mètres de haut et vit souvent 200 à 300 ans. L’épicéa pousse bien à l’ombre : dans une jeune forêt mélangée, il grandit souvent sous les bouleaux avant d’atteindre la cime. Ses branches denses abritent les oiseaux en hiver, et l’écureuil roux comme le bec-croisé se nourrissent des graines de ses cônes.
Le pin sylvestre : le robuste
Le pin aime la lumière et s’accommode des sols secs, sableux et pauvres : il fait donc souvent partie des premiers arbres à s’installer sur les terrains découverts. Sa profonde racine pivotante l’ancre solidement lors des tempêtes, et il peut vivre jusqu’à 700 ans. Les pinèdes sont claires et ouvertes, avec de la bruyère, des lichens et des myrtilles à leur pied.
Le bouleau verruqueux : le pionnier
Le bouleau pousse vite sur les terrains découverts et prépare le sol pour des arbres plus lents. Ses feuilles mortes enrichissent la terre, et plus de 300 espèces d’insectes vivent sur lui, qui nourrissent à leur tour de nombreux oiseaux. Son écorce blanche apporte de la lumière à une jeune forêt.
Plus forts ensemble
Une forêt d’une seule essence est fragile. Un mélange d’épicéas, de pins et de bouleaux pousse sur des sols variés, offre abri et nourriture à davantage d’oiseaux et d’insectes, et résiste mieux aux tempêtes, à la sécheresse et aux ravageurs. C’est pourquoi nous plantons les trois, en choisissant le mélange adapté à chaque terrain après avoir analysé son sol.